Raison d’être d’une entreprise : mise en œuvre et mission

Introduction

Raison d’être d’une entreprise : influencée par plusieurs concepts, à savoir la définition de sa mission ou de son « pourquoi ? ». Bon management, environnement et sa protection, responsabilité sociale et sa démarche (RSE) et qualité économique, développement durable et son rapport, enjeux de responsabilité entrepreunariale, management environnemental, performance de l’entreprise (sociale et générale), organisation et mise en place des activités commerciales, développement des énergies renouvelables, étude extra financière et discussion avec les parties prenantes… Que ce soit pour des grandes ou des petites entreprises, on a tous un rôle à jouer au niveau de l’éthique professionnelle. Et tout ça est pour améliorer le monde au futur.

L’objectif principal des entreprises est la rentabilité. On peut cependant découvrir que le directeur de l’entreprise, ainsi que ses collaborateurs, peuvent être motivés par d’autres moyens au delà de la motivation financière. On peut ainsi poser la question : quelles peuvent être les raisons d’être des entreprises, et pourquoi est-il recommandé de négliger l’objectif de productivité ?

1. Les objectifs financiers, des objectifs premiers ?

Si une entreprise se base sur l’augmentation de ses profits, cela peut entrainer des multiples conséquences négatives telles que :

1.1 Vendre à tort et à travers nuirait à la pérennité de l’entreprise

Souhaiter vendre plus vite et en grandes quantités, à des prix élevés, se sont des objectifs qui ne sont pas intéressants à terme, car ils ne se basent pas sur un investissement à longue durée. Ils impacteront la pérennité de l’entreprise. C’est pourquoi de telles décisions doivent être bien étudiées. L’aspect financier doit être pris en compte, mais ne représente pas le seul critère intéressant.

1.2 La quantité au détriment de la qualité

Vendre en grandes quantités, au maximum de ses capacités sans préoccupation à la qualité n’a pas de sens, car cela touchera l’image de marque aux yeux de ses clients. C’est pourquoi les objectifs productifs doivent rester à un niveau raisonnable. Ils doivent prendre en compte les ressources disponibles, y compris les ressources humaines, voire la protection de l’environnement. Et cela est en respectant l’éthique des affaires : c’est la règle de « moins, mais mieux ».

2. Les impacts des valeurs et de la raison d’être d’une entreprise

Le concept de RSE et du développement durable sont de plus en plus considérés par les entreprises. L’entreprise avec cette responsabilité est désormais appelée à mettre en évidence les préoccupations relatives à son fonctionnement. Certaines questions basiques sont continuellement posées et des décisions sont prises en interne, et cela est souvent pertinent en termes d’influence.

2.1 La culture d’entreprise

La mise en œuvre des valeurs et de la raison d’être d’une entreprise permettent (entre autres) d’établir une culture d’entreprise et engage ses collaborateurs de s’impliquer et exister dans cette culture. En plus de la satisfaction des employés éthiquement, la mise en œuvre d’une culture d’entreprise valorise la stratégie de rétention des salariés.

Les valeurs mises en évidence qui permettent d’apprécier la culture d’entreprise sont :

-le code de conduite orienté vers le respect,
-le respect des droits de l’homme,
-la responsabilité des filiales,
-la faiblesse des effets nocifs sur l’environnement,
-le développement de l’esprit collaboratif et des activités sociales,
-la responsabilité collective à propos de la qualité de service.

2.2 La marque employeur

Indépendamment de la culture d’entreprise, l’image de marque peut être développée par le partage de valeurs communes et de la raison d’être de l’entreprise entre les anciens et les nouveaux collaborateurs.

Autrement, la protection de l’écosystème ou des droits de l’homme, la mise en scène des stratégies de responsabilité de l’entreprise et la prise en considération des activités sociales et environnementales sont autant de préoccupations qui peuvent aider à améliorer l’image de l’employeur.

2.3 L’image de marque

À l’ère du digital, il est primordial de valoriser son image de marque. Vous pouvez facilement vous positionner en premier rang en face des commentaires désagréables et ça demande du temps pour sauver votre image.

Cela est d’autant plus correct que quelques sites web sont créés pour dévoiler ce type de commentaires (Trustpilot, Avis vérifiés…). Prendre en considération les aspects écologiques et sociaux est alors intéressant à l’image de marque de l’entreprise.

2.4 Garantir la pérennité de l’entreprise avec la raison d’être d’une entreprise

Comme je l’ai mentionné précédemment, les valeurs et la raison d’être de l’entreprise assurent la coordination des efforts collectifs sur le long terme. Comment garder ses commerciaux en ne valorisant que les résultats des ventes qu’ils ont réalisé ? Quelles sont les valeurs que nous voulons voir porter par les employés ? La raison d’être d’une entreprise amène à renforcer le sentiment d’appartenance des salariés, et donc à gagner en productivité.

2.5 Les valeurs et la raison d’être d’une entreprise permettent de gagner en productivité

Bien que ça paraît contre-intuitif, le fait de transmettre sa raison d’être et de partager ses valeurs en tant qu’entreprise permet d’améliorer la productivité. Dès lors que l’une de vos valeurs transmises est celle de la formation continue et de coaching par exemple, vos employés vont s’améliorer et apparaître plus compétents.

Créez de la valeur en termes d’agilité et vous allez voir qu’ils deviennent proactifs, et créatifs. Mettez en place des démarches RSE et ils seront reconnaissants.

3. Comment définir la raison d’être d’une entreprise ?

Vous pouvez certainement comprendre vos valeurs et votre raison d’être. Est-ce que vous avez créé votre entreprise dans un but entièrement lucratif ? êtes-vous conscient que l’intégration des mesures plus « humaines » peut être plus pertinente pour vous et pour votre entreprise ?

voilà ces conseils pour déterminer votre raison d’être en 4 étapes :

Étape 1. Posez-vous la question : Qui suis-je ?
être responsable, manager ou partenaire, veut dire que vous devez poser la question liée à votre personnalité et déterminer un combat que vous voulez créer. Il existe des gens qui ont un refus profond de l’injustice, d’autres de l’inégalité et d’autres de l’irrespect. Selon vos désirs profonds, déterminez quelles sont vos vrais valeurs et la raison d’être de votre entreprise.

Étape 2. Posez-vous la question : Qui sont mes clients ?
Les jeunes soucieux de l’égalité sexuelle et de l’intégration des genres représentent votre cible ? Inspirez-vous d’eux pour mener à bien une stratégie de discrimination positive et gérez une campagne interne dans votre entreprise pour valoriser la performance des femmes et demander l’égalité au niveau des rémunérations ! Encore, les désirs des clients doivent être en harmonie avec vos objectifs et désirs profonds.

Étape 3. Posez-vous la question : Qui sont mes collaborateurs ?
Vous animez une équipe de développeurs soucieux des nouvelles technologies ? Intégrez de l’innovation dans la raison d’être de votre entreprise ! La raison d’être est supportée par vos salariés et c’est pour ça qu’elle doit leur correspondre en premier lieu.

Étape 4. Posez-vous la question : Quel est mon produit ou mon service ?
Votre métier se base sur l’esthétique et votre service est celui de l’esthétisme à domicile ? L’une des valeurs demandées peut être associée au bien-être naturel et au respect de l’environnement. Le produit (bien ou service) que vous êtes en train de proposer doit respecter les valeurs que vous transmettez !

4. Les avantages à insérer des notions d’éthique et une raison d’être d’une entreprise

Les concepts d’éthique des affaires en général et d’écologie en particulier sont de plus en plus insérés dans les modèles d’entreprise. Il est donc primordial de prendre en compte certains facteurs. Leurs importances évoluent progressivement au sein de nos sociétés. Valoriser certains aspects possède plusieurs avantages.

4.1 L’allègement potentiel des charges

Plusieurs déductions fiscales sont présentées dès lors que certaines mesures sont prises par les entreprises. Insertion de jeunes issus des quartiers défavorisés, utilisation de certains locaux dans un bâtiment « responsable »…

Le gouvernement pousse les entreprises à mettre en place certaines valeurs et à les appliquer en les faisant profiter des allègements financiers. Informez-vous, peut-être que votre prochain geste aura des résultats positifs sur la trésorerie de votre entreprise.

4.2 La publicité gratuite

Ne sous-estimez pas l’importance des presses en particulier et celle des médias de façon générale ainsi que de l’internet (réseaux sociaux…). Intégrez de l’éthique dans vos activités peut encourager de parler de vous.

Et ceci sera fait à titre gracieux ! Nul besoin de dépenser un centime. La publicité sera faite pour vous gratuitement, car vous inspirez par le biais de votre différence et par la prise en compte des objectifs des parties prenantes.

4.3 Convaincre les consommateurs-acteurs

Les consommateurs sont devenus plus capables de contrôler leurs achats. Le fait d’acheter pour acheter (surconsommation) est devenu aujourd’hui moins fréquent. Aussi, ils réfléchissent à deux fois avant de demander un tel service.

Il suffit d’avoir un label (ou respecter les normes internationales) ou d’informer le client potentiel que l’entreprise est responsable sur un principe particulier peut permettre de gagner de nouveaux clients.

4.4 Être en avance sur son temps

Enfin, intégrer de l’éthique dans ses affaires, c’est devenir avant-gardiste. Il est important de se concentrer sur les ressources humaines et leurs potentialités. Il faut se disposer de personnes compétentes et capables de créer de l’innovation.

Ainsi, vous pouvez prévoir les prochaines progressions et prendre de l’avance sur votre temps, sur la concurrence et au moins mettre le plus maximum possible des chances de votre côté.

Raison d’être d’une entreprise

5. Entreprise à mission : pourquoi et comment la mettre en œuvre ?

Une entreprise à mission est une entreprise qui, avec son aspect social classique, intègre un aspect social et environnemental en parallèle. Elle dépasse par la même l’aspect lucratif pur de son fonctionnement. Mis en place aux États-Unis en 2010, ce concept d’« entreprise à mission » est le fruit du droit français des entreprises via la sortie de la loi « PACTE » en 2019.

La loi PACTE : c’est quoi ? Le 22/05/2019, la loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) est éditée et a prévu quelques niveaux d’engagements.

L’article 1833 du Code civil intègre les entreprises dans la prise en considération des résultantes sociales et environnementales de leur fonctionnement.

Dans l’article 1835 du Code civil, il est bien noté que les entreprises peuvent intégrer une mention relative à « leur raison d’être » aux statuts.

Les « entreprises à mission » doivent également respecter un certain nombre de conditions :

-La précision de leur raison d’être par leurs statuts,
-La précision des objectifs sociaux et environnementaux,
-L’indication des modalités de mises en œuvre de la mission,
-Un Organisme Tiers Indépendant (OTI) doit être capable de vérifier les pratiques qui s’appliquent pour atteindre les objectifs de la mission en question,
-La déclaration de l’entreprise par le greffe pour s’enregistrer dans le Journal d’Annonces Légales (JAL) en tant qu’entreprise à mission.

Il y a changements qui mènent les entreprises à prendre en compte certains aspects sociaux et environnementaux et de dépasser l’objectif lucratif pur.

5.1 La Communauté des Entreprises à Mission

La Communauté des Entreprises à Mission a été établie en fin 2018. Elle se repose sur le concept de l’importance des démarches environnementales et sociétales auprès des entreprises pour le futur.

a) Qu’est-ce que la Communauté des Entreprises à Mission ?

C’est une communauté qui aide les entreprises qui veulent devenir des « entreprises à mission » en permettant de mettre en œuvre quelques ressources. Et ce, afin de changer l’objectif sociétal des entreprises, et de les accompagner pour prioriser l’intérêt général.

b) Les résultats du 1er observatoire de la Communauté des Entreprises à Mission

L’année qui suit la promulgation de la loi Pacte, la Communauté des Entreprises à Mission a donné accès à la modélisation des résultats récoltées par les « entreprises à mission », le nombre des éléments titulaires, les objectifs mis en marche..etc.

Qui sont les entreprises à mission ?

Selon le site www.ecommercemag.fr (à la fin de l’année 2020), on n’a pas noté moins de 88 entreprises à mission. Deux tiers des entreprises à mission étudiées embauchent moins de 50 salariés. Par ailleurs, on peut prévoir que les entreprise de taille intermédiaire (ETI) ainsi que les grandes devraient rejoindre le mouvement avant la fin de l’année 2021.

Quels sont les secteurs concernés ?

Parmi les secteurs des nouvelles entreprises à mission étudiées, on peut citer les sociétés de service (79%), de commerce (12%) et les sociétés industrielles (9%).

Un sur dix des entreprises appartiennent au secteur de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) et contient des mutuelles et des coopératives.

Où se situent-elles ?

En France, elles sont généralement situées dans la région parisienne (62% des entreprises).

Rôle des acteurs internes

Les différents collaborateurs et les actionnaires représentent le sujet d’une consultation, et la procédure est surveillée directement par le chef d’entreprise. Les autres parties prenantes de l’extérieur comme les clients ne sont engagées que dans moins de 50% de la proposition des entreprises à mission.

Enjeux sociaux et enjeux environnementaux

La prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux est généralement liée aux objectifs statutaires originels. à ce propos, des actions à long terme sont mis en place, ce qui explique l’importance de la notion novatrice d’« entreprise à mission ».

Les trois quarts des entreprises insèrent les enjeux sociaux et les deux tiers intègrent des concepts d’enjeux environnementaux. La moitié des sociétés insèrent les enjeux sociaux et environnementaux de façon combinée. certains objectifs sociaux et environnementaux sont souvent mentionnés dans les statuts.

c) Quel avenir pour les entreprises à mission ?

L’année dernière, les précurseurs ont démarré des procédures pour devenir des entreprises à mission. Le rythme de conversion des entreprises est en croissance prévue jusqu’à 2021.

Nous avons vu que ça peut concerner toutes les entreprises peu importe leur taille, leur secteur d’activité ou leur âge.

Les clients sont devenus intéressés par les enjeux sociaux et environnementaux. Cela peut devenir un argument fort entre l’entreprise et ses concurrents dans le choix du décideur final.

Au niveau de l’hexagone comme dans l’Union européenne, il paraît que les petites entreprises deviennent de plus en plus motivées pour prendre en compte les différentes parties prenantes et qu’elles s’occupent désormais de l’impact social et/ou environnemental de leurs activités.

5.2 L’intérêt de devenir une entreprise à mission

Devenir une « entreprise à mission » a plusieurs avantages. Il est important de passer par des étapes précises avant d’être qualifié comme ça.

a) Les avantages de l’entreprise à mission

Dans un premier temps, le fait de se convertir en une entreprise à mission permet d’évoluer sa performance et sa valeur. Les démarches RSE ont une importance significative qui devient de plus en plus appréciée par les actionnaires, les financiers et les différentes autres parties prenantes externes, au-delà des clients.

Cela donne la possibilité aux collaborateurs de travailler dans une entreprise qui a du sens. Ses valeurs correspondent à eux, et cela peut générer un sentiment d’appartenance renforcé.

Le fait d’intégrer dans les statuts est une sorte d’implication de la part de l’entreprise. Cela lui permet de contribuer, à son niveau, à l’intérêt général.

Les notions de protection de l’intérêt public et de but lucratif sont compatibles. Elles permettent de fonder une entreprise à mission, hybride.

Aussi, il est possible de noter qu’il existe des entreprises qui n’ont pas attendu l’apparition de la loi PACTE avant d’ajouter certaines considérations dans leur enjeu social. C’est pourquoi la Communauté des Entreprises à Mission fût créée précédemment aux modifications législatives.

b) Quelles étapes de leur mise en œuvre ?

Il fallait bien suivre quelques étapes avant de devenir une entreprise à mission :

  1. Il faut modifier les statuts (changer la raison d’être) :
    Les parties prenantes doivent suivre les changements statutaires : collaborateurs, actionnaires, responsables et clients.
  2. Comment sont-ils vos engagements ?
    Il faut définir précisément les objectifs sociaux et environnementaux.
  3. Il faut déterminer les modalités à suivre :
    Le management qui vise à atteindre des objectifs sociaux et environnementaux doit se mettre dans un rapport. Il permet de visualiser quelles sont les actions faits pour atteindre l’objectif social. Les entreprises à mission doivent se trouver dans une démarche d’amélioration permanente. On parle des engagements, de l’impact des actions ou des mesures qui sont prises. Le rapport est par la suite transmis aux parties prenantes.
  4. Il faut vérifier la concrétisation des engagements par un Organisme Tiers Indépendant (OTI) :
    L’entreprise à mission doit par la suite nommer un OTI. Le mandat ne dépasse pas 6 ans, et il est renouvelable une fois. 18 mois après la prise en compte des engagements, l’OTI doit vérifier les actions mis en scène par l’entreprise. C’est une exigence de moyen et non de résultat. Les « contrôles » se font chaque 24 mois.

Pour les entreprises qui comptent 50 salariés au maximum, la première vérification se fait après 2 ans. Les « contrôles » se font chaque 3 ans.

  1. Publication au JAL et déclaration au greffe
    Il faut informer le Registre de Commerce et de Sociétés (RCS) de la mise en place ou du changement au niveau des statuts afin de se convertir en une entreprise à mission. L’entreprise deviendra ainsi une « société à mission » (K-bis). Cela entraînera sa publication au niveau du JAL (Journal d’Annonces Légales).

Conclusion

La procédure de responsabilité, et les prises en compte sociales et environnementales ne peuvent être effectuées que lorsque les dirigeants sont prêts à prendre des mesures collectives réelles pour relever le défi et transmettre leurs reportings RSE.

Responsabilité économique, combattre la corruption, prise en considération des inégalités… Il y en a beaucoup de défis de développement. Les entreprises sont appelées à faire un diagnostic RSE pour déterminer quel est la lutte qu’elles doivent mener, à leur niveau, et ce, afin de déterminer leur raison d’être.

L’entreprise à mission a un avenir optimiste ! La RSE, le développement durable, l’application des normes ISO..etc.

Les entreprises veulent devenir progressivement responsables socialement, les actionnaires souhaitent également valoriser l’éthique des affaires et les clients deviennent de plus en plus intéressés par l’existence de labels qui durent dans le temps sur les produits qu’ils consomment.

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