Pratiques IE en intelligence économique

Pratiques IE en intelligence économique : L’IE, on en parle trop, mais en s’intéressant du passage de la théorie à la pratique, on peut apercevoir les difficultés. Et des questions surgissent remarquablement telles que : qui fait quoi ? Pour qui ? Avec quels outils ?…

Le concept des ressources est compliqué pour une fonction dont le retour sur investissement n’est pas forcément facile à vérifier.

Pour réussir sa mise en œuvre, il fallait bien avancer par méthode. Le fameux cycle de l’intelligence économique représente un modèle important pour définir les grandes parties à travailler dans un projet quelconque. Mais c’est insuffisant. Il s’agit aussi, de réseautage, de communication…

Bref une discipline managériale réelle qui doit arriver à s’imposer de la part de plusieurs métiers classiques au niveau de l’entreprise.

Et pourquoi ne pas essayer tout d’abord avec une cellule test pour gagner en terme d’expérience et maîtriser les actions réalisées ? Avec un périmètre bien déterminé, cette approche est importante pour visualiser tout l’intérêt de la veille.

I. Information stratégique

L’avenir d’une entreprise peut s’impacter en raison d’un événement qu’elle n’a pas aperçu arriver. Son avenir aurait pu être différent si elle avait pu recevoir l’information correcte au moment convenable, l’analyser pour en tirer les conclusions existantes.

On comprend facilement dans cette situation pour quelle raison on parle d’information stratégique. Dans un milieu aussi incertain que celui que nous connaissons, les entreprises se doivent d’être à l’affut des signaux faibles pour faire l’anticipation de toute évolution ou révolution sur leurs marchés.

Que ce soit en terme de l’offre ou bien de la demande, mais aussi pour tout autre intervenant qui réagit dans son environnement : économique, juridique..etc.

Comment faire l’analyse de l’information qui vient de son système d’alerte ? Voici quelques chemins : les méthodes qui viennet des sciences de gestion (méthode Pestel, le SWOT…), analyse des sites web des concurrents, les méthodes d’analyse structurée, datamining…

II. Mettre en oeuvre la veille technologique – surveiller les brevets

Mettre en œuvre une veille technologique exige le respect d’une procédure organisée. Découvrez ce qu’on doit savoir à propos de la veille brevet.

III. Les principales étapes de la veille technologique

Pour mettre en œuvre une veille pertinente, voilà les étapes principales du processus :

➥avoir l’adhésion de la direction de l’entreprise,

➥réaliser un diagnostic des besoins informationnels,

➥analyser les sources et les flux d’information,

➥citer les besoins informationnels ,

➥déterminer les supports qui doivent s’activer,

➥mettre au point un plan de collecte et organiser la veille de façon concrête.

IV. La veille brevet

En terme de veille technologique, le brevet est un support d’information pertinent pour mieux se renseigner sur les technologies mises en place par les concurrents ainsi que de façon générale sur les tendances techniques du marché.

Que faut-il surveiller ?

➠les brevets déposés par les concurrents pour faire l’analyse de leurs stratégies,

➠les informations techniques dans l’objectif de trouver de nouvelles sources d’innovation et des résolutions des différents problèmes techniques,

➠les dépôts opposés à des droits déjà demandés,

➠les déposants actifs d’un domaine pour définir les leaders ou bien un partenaire potentiel pour une collaboration technique,

➠l’évolution d’un secteur technique dans le contexte d’une analyse de diversification.

1. Protéger une innovation : mode d’emploi du brevet d’invention

La grande compétition sur le marché rend indispensable la protection de vos innovations juridiquement. L’existance d’une création appelée « technique », le brevet d’invention s’impose comme l’outil obligatoire pour faire valoir vos droits d’auteur ou d’invention.

a. Le brevet d’invention : un outil de protection et une source potentielle de revenus

Le brevet d’invention et le certificat d’utilité sont les moyens juridiques uniques qui assurent la protection des innovations, durant respectivement 20 ans et 6 ans.

à savoir, les inventions qui sont protégeables par des brevets sont celles qui répondent aux critères suivants :

➪Nouveauté.

➪Inventivité.

➪Possibilité d’application industrielle.

Les inventeurs qui ne respectent pas ces critères peuvent chercher une protection via un autre moyen de protection intellectuelle : marque, droit d’auteur, schémas et modèles…

Qu’entendre par protection légale ?

La protection accordée par le brevet fournit au candidat le monopole d’exploitation sur son invention. Aucune personne ne peut utiliser la chose sans son autorisation, par crainte de poursuit en justice sur le fondement de la contrefaçon.

La licence d’exploitation, un actif précieux de l’entreprise

Loin de prestige et des bénéfices effectués par l’exploitation commerciale de son brevet, l’entreprise propriétaire peut céder des licences d’utilisation. Le cessionnaire peut exploiter l’innovation à son compte, à condition de verser une contrepartie financière au cédant.

Les limites du brevet à prendre en compte avant de protéger son innovation

Si les avantages financiers sont évidents, il convient de tenir compte des deux contraintes principales au dépôt de brevet :

➦Le coût de la démarche est intéressant. Aux frais de l’INPI (environ 700€) s’ajoutent les redevances annuelles, dont la valeur augmente annuellement (de 38€ la deuxième année à 790 € la 20ème et dernière année de protection). Compter également l’intervention d’un conseil en propriété industrielle, proposé pour rechercher les antériorités et rédiger les documents techniques à fournir à l’INPI.

➦Le dépôt d’un brevet oblige l’inventeur à dénicher ses secrets. Le brevet rend publique les ingrédients et la recette de l’invention : au bout de 20 ans, tout le monde peut suivre cette recette concrêtement pour créer et commercialiser le produit pour son propre intérêt. Il y a des industriels qui préfèrent le non dépôt du brevet pour protéger leurs secrets et continuer l’exploitation de leurs innovations pendant une durée de temps plus longue.

Pratiques IE en intelligence économique

b. Déposer un brevet étape par étape :

  1. Vérification de la brevetabilité de l’innovation :
    Avant de déposer une invention, l’inventeur doit vérifier sa brevetabilité vis à vis des critères légaux. Si l’un des critères n’est pas respecté, la demande sera refusée par l’INPI et le déposant va perdre son temps et son argent.

Remarques :

❈ La recherche d’antériorités pour vérifier l’aspect de nouveauté de l’invention est une opération compliquée, qu’il est fréquent de confier à un avocat spécialisé.

❈ L’inventeur doit essayer de ne dénicher aucun constituant de son innovation avant de déposer sa demande de brevet, par crainte de ne plus assurer le critère de nouveauté de son fait.

  1. Saisie du formulaire de dépôt de brevet :
    Le déposant construit son dossier de demande de brevet d’invention. Ici on est face à deux possibilités :

-L’inventeur applique la procédure en ligne.

-L’inventeur remplit le formulaire papier puis le fait envoyer à l’INPI en recommandé.


Cette étape est indispensable, car elle définit l’étendue et l’objet de la protection légale fournie par le brevet sur l’innovation. Les pièces associées à la description de l’objet, aux demandes de l’inventeur et aux dessins de l’invention sont exceptionnellement délicates à mettre en place. Le déposant peut recevoir une aide :

➡Le formulaire brevet de l’INPI explique par détail comment remplir la requête en délivrance.

➡Pour une assistance développée, l’inventeur peut se diriger directement vers l’INPI et avoir les explications du personnel compétent.

➡Pour un service de conseil à plus forte valeur ajoutée, utile pour le profane, il convient de choisir un spécialiste en droit de la propriété industrielle.

  1. Echanges avec l’INPI :

Dans les 9 mois qui suivent le dépôt de la requête, l’INPI envoie des remarques auxquelles le déposant doit répondre dans 3 mois.

Le brevet d’invention sera publié dans un an et demi suivant son dépôt : les tiers doivent formuler leurs contestations dans trois mois, auxquelles l’inventeur doit répondre dans trois mois.

La délivrance du brevet intervient dans un délai de 27 mois à compter de la requête.

c. Enveloppe Soleau et blockchain : des alternatives efficaces au brevet ?

La procédure prend du temps et de l’argent, le brevet rend publics les secrets de l’innovation. Pour cela, certains inventeurs essayent de procéder avec une autre façon, incités par des entreprises tierces qui effectuent la publicité de l’horodatage. Ce procédé consiste à fixer une date sûre à l’invention, deux façons pour y parvenir :

➡L’enveloppe Soleau, service fourni par l’INPI.

➡La blockchain, nouvelle technologie qui se base sur l’enregistrement infalsifiable et inaltérable d’informations sur un registre virtuel.

En aucun cas ces solutions ne laissent l’inventeur posséder un monopole d’exploitation sur le produit inventé. Ces procédés réservent cependant un intérêt : si un brevet est déposé par la suite auprès d’un tiers, l’inventeur antérieur pourra poursuivre l’exploitation de son innovation pour son propre intérêt.

d. Brevet et certificat d’utilité, quelle différence ?

Au contraire des procédés d’horodatage, le certificat d’utilité favorise un monopole d’exploitation dans les mêmes conditions que le brevet d’invention, à une différence près : la protection n’est assurée que pour une durée qui ne dépasse pas 6 ans contre 20 ans pour le brevet.

Le certificat d’utilité peut bien remplacer le brevet pour une innovation à durée de vie limitée, dans la condition où la démarche de délivrance est simplifiée et les coûts sont faibles.

e. Les points de rencontre de la veille technologique et de la stratégie

La technologie représente un constituant fondamental de la stratégie. Elle s’intègre dans la stratégie à plusieurs niveaux, notamment au niveau de :

➡l’analyse concurrentielle : via les 5 forces de Porter notamment par les produits et/ou technologies de substitution.

➡le processus d’innovation : par l’intermédiaire de la surveillance des inventions via les brevets d’innovation et de façon plus générale des orientations et chemins de recherches dans les technologies clés de l’environnement de l’entreprise.

V. Veille commerciale et marketing

Lorsque l’on veut vendre de nouveaux produits, la veille marketing est l’un des atouts à utiliser en amont d’une telle procédure commerciale. Il est clair qu’il en va de même lorsqu’il s’agit des services.

Toutes les informations liées à l’environnement relativement proche des produits ou services que l’on désire commercialiser se doivent d’être collectées, qualifiées et diffusées efficacement et opportunément.

Les éléments à analyser sont alors multipliés à foison : études de marché, surveillance des habitudes des clients, analyse des offres de concurrence, aperçu clair sur les fournisseurs et les sous-traitants potentiels…

Tout autant d’informations qui vont favoriser l’anticipation de l’évolution du marché concerné et garantissent l’évolution de la compétitivité.

D’autant que ce genre de veille est facile à établir car toutes ces informations sont plus ou moins faciles à analyser et répertorier. Ce qui en fait l’un des outils marketing les plus opérationnels de point de vue efficacité et de ROI (retour sur investissement).

C’est un outil puissant face à la concurrence. En effet, l’entreprise qui a mis en œuvre une telle approche profitera d’un temps d’avance considérable sur ses concurrents en se tenant sans cesse au fait de la croissance de ses marchés et des nouvelles.

De plus, une bonne connaissance de l’environnement de ses produits (ou services) génère une offre perpétuelle adaptée aux attentes de ses clients. En permettant l’anticipation de leurs besoins, la veille commerciale offre alors une visibilité à long terme.

Elle accélère et rend la prospection de nouveaux fournisseurs, marchés…plus facile, en correspondance avec les besoins des clients.

Bref : elle va aider l’entreprise à se positionner au mieux selon les éléments recueillis et à augmenter la puissance de sa force de vente.

VI. Gérer une crise : comportement à adopter dans ces situations

Dans une situation difficile, il fallait bien ne pas se précipiter et se jeter sur la 1ère solution trouvée. II faut plutôt pouvoir prendre une distance avec ses problèmes, garder son conrôle et savoir structurer les éléments qu’on possède hiérarchiquement.

Il ne faut pas s’illusionner, y a t-il des entreprises qui n’ont pas eu des situations de crise ? Alors autant anticiper et préparer ses outils pour bien gérer ces situations difficiles.

Avant de présenter les démarches curatives, il faut savoir que la prévention est la meilleure procédure à faire pour agir avant la survenue des problèmes. Par quel moyen ? Tout simplement en intégrant la gestion des risques dans les projets, les décisions et les activités.

Il est recommandé de poser la question sur ce qu’il pourrait apparaître de négatif suite à une action quelconque. Des scénarios et des moyens peuvent être cependant mis en place pour éviter le pire.

VII. Que faire lors d’une crise avérée ?

➠Mettre en œuvre une équipe de gestion de crise. Choisir des décideurs, des experts dans le sujet de crise et des spécialistes de communication. En cas de besoin, demander les services d’un prestataire expert.

➠Prendre un recul par rapport la situation pour pouvoir l’analyser, et établir plusieurs scénarios.

➠Concevoir un plan détaillé à appliquer.

➠Choisir le rapporteur : C’est celui qui va parler aux médias et avec les parties prenantes en cas de besoin.

➠Développer le plan d’action.

➠Suivre les effets et conditionner ses actions par conséquent.

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