Comment mieux gérer sa trésorerie ?

Comment mieux gérer sa trésorerie : Voici la définition de la trésorerie ainsi que quelques conseils pratiques pour une meilleure gestion précise des liquidités financières.

1. Définition de la trésorerie

Il s’agit pratiquement des liquidités qui existent en caisse et sur tous les comptes bancaires de l’entreprise.

Cette somme d’argent permet de régler les différentes factures relatives à l’activité du quotidien.

Les décalages entre les entrées d’argent (délais de règlement des clients) et des sorties (délais de paiement des fournisseurs) exige la construction et le maintien d’un plan rigoureux de ces mouvements pour pouvoir identifier ses échéances.

C’est un point très intéressant de la gestion des entreprises suivi précisémment par l’entrepreneur.

La trésorerie nette
Pour apprécier la viabilité et la durabilité de l’entreprise, les analyses financières révèlent ce qu’on peut nommer « la trésorerie nette (TN) », différence entre le fonds de roulement (ressources pérennes de financements) et le besoin en fonds de roulement (besoins d’exploitation à financer).

Savoir mener une analyse financière

Comment collecter des informations importantes sur les états financiers et les interpréter pour en extraire des renseignements pertinents sur l’état sanitaire de notre entreprise et de son potentiel de développement ? Voici ce qu’il faut comprendre concernant l’analyse financière d’une entreprise :

Mener un certain diagnostic apparaît clairement technique. Il faut pouvoir lire, et bien évidemment comprendre aussi bien un compte de résultat (compte d’exploitation) qu’un bilan financier. Et ce en oubliant les annexes pour récupérer des informations complémentaires.

Outre les informations financiaires, il est essentiel de maîtriser l’activité de l’entreprise. Heureusement, il est très facile de trouver des ouvrages qui permettent un accès plus facile au savoir.

Pourquoi faire une analyse financière ?
Les objectifs comme les destinataires sont nombreux :

-En difficulté, un chef d’entreprise désigne un consultant pour faire le diagnostic d’une situation ,
-un repreneur cherche à savoir l’état de santé d’une cible potentielle avant de démarrer son opération de reprise et réduire les risques,
-un responsable commercial pour déterminer les failles d’un tel concurrent , ses points faibles…
-Des actionnaires potentiels veulent savoir quel est l’état financier d’une société avant d’entrer dans le capital social.
-Pour faire l’alimentation du prévisionnel d’un business plan.

Généralement, l’analyse financière a pour objectif l’étude de la rentabilité et la solvabilité d’une entreprise , mais pas uniquement ! Elle donne des informations pertinentes sur l’exploitation d’une activité, son emplacement dans son secteur et la stratégie mise en œuvre. Elle donne des informations pertinentes pour la réalisation d’un diagnostic financier.

Les 3 domaines d’évaluation de l’analyse
Cette manière de réfléchir peut donner un certain nombre de données concernant trois domaines : la compétitivité de l’entreprise, sa pérennité et sa capacité de développement. Elles constituent les 3 phases de l’analyse financière.

*Analyse de la compétitivité économique avec le compte de résultat :

Le document principal pour lancer ces investigations est le compte de résultat reclassé sous la forme de soldes intermédiaires de gestion.

Dans cette étape nous voulons connaître la façon de positionnement de l’entreprise sur ses marchés amont et aval, dans son secteur. Le chiffre d’affaires et la marge brute qui sont des références peuvent fournir ce type d’information.

La question qui se pose maintenant : quel est son mode d’exploitation et comment elle génère de la valeur ? Est-ce qu’elle possède une activité intégrée ? Quelle est la rentabilité de la main d’oeuvre ? ..etc.

*Analyse de la pérennité financière avec le bilan et les ratios :

Après avoir démontré comment l’entreprise peut exploiter ses marchés, nous allons nous pencher sur son pouvoir de faire face à des aléas. Les questions qui se posent ici concernent l’adéquation de la structure financière avec la stratégie qui est en train de s’appliquer, le niveau d’endettement, le pouvoir de l’entreprise de mettre en évidence les baisses imprévues d’activité..etc. Le bilan fonctionnel et le tableau de financement représentent les documents de travail.

Il est important d’étudier un point concernant le niveau et l’évolution du besoin en fonds de roulement face aux ressources dégagées par le fonds de roulement. Les ratios de rotation (délais de paiement des clients, délais de règlement fournisseurs, rotation de stock) fournissent un complément d’analyse important pour une meilleure compréhension du constat.

*Analyse du potentiel de développement avec la rentabilité

Le dernier point à étudier est celui qui s’occupe de l’évaluation du potentiel de développement. Il est intéressant de s’occuper d son profil de croissance, en particulier, la croissance de rentabilité. En effet, une rentabilité qui n’est pas suffisante exige un apport de capitaux supplémentaire pour laisser l’entreprise mettre en évidence ses échéances. L’indice clé est la rentabilité économique avec ses constituants le résultat d’exploitation/actif économique.

2. Principes de gestion de trésorerie

Le but est d’avoir un solde presque nul. Si ce dernier est négatif, l’entreprise subit un risque financier et doit utiliser de coûteux dispositifs pour complèter son exploitation. Si le solde est très largement en excédent, cette ressource inutilisée va réussir à se positionner pour créer un rendement complémentaire.

Plusieurs facteurs ont une influence soit négative soit positive. L’apport d’argent frais en capital, l’autofinancement, de nouveaux emprunts, des cessions d’actif, des réductions de stock, des délais de paiement donnés au client et des crédits fournisseurs plus intéressants vont évoluer les ressources financières à disponibilité. Une évolution de l’activité non financé, va par contre les diminuer.

Pour satisfaire ces besoins, il y en a plusieurs solutions de financement à court terme. Il est recommandé de choisir la plus adaptée et la moins coûteuse.

Placement des excédents

Comme on a vu, une meilleure gestion revient à garder le solde au plus près de zéro. C’est à dire pas d’insuffisance, ni de financement excessif.

Dans le premier cas, l’exploitation se trouve dans un état difficile pour mettre en évidence ses échéances. Les ressources qui sont à disposition ne laissent pas couvrir les dépenses immédiates.

Dans le second cas, de l’argent frais est immobilisé pour rien. On est bien d’accord au lieu de laisser de l’argent gélé dans un compte bancaire, il est tout à fait raisonnable qu’il soit placé sur un produit financier rentable. Encore est-ce qu’il faut qu’il soit récupérable aisément pour satisfaire des besoins à court terme.

La question qui se pose est de juger entre rendement et liquidité du placement. Lorsqu’un besoin de financement supplémentaire apparaît, le gestionnaire doit être capable de mobiliser aisément ces excédents. Bien qu’avec un plan prévisionnel sous contrôle, les besoins financiers sont raisonnablement anticipés.

Les sociétés qui possèdent un excédent de liquidités se voient face à la question de leur positionnement. Parmi les produits disponibles, on a 3 types de solutions pour faire travailler ses excédents :

  •  le compte épargne,
  •  le dépôt à terme,
  • le certificat de dépôts négociable.

Croissance forte, attention à la trésorerie

Bien gérer ce poste est un enjeu puissant pour toutes les structures même pour des entreprises qui possèdent une croissance forte. Les décalages entre sorties et entrées d’argent demandent une anticipation pour mobiliser les ressources fiables en cas de besoin.

Contrairement à ce qu’on attendrait, une entreprise à évolution rapide subit des fortes tensions peser sur sa trésorerie si les ressources financières ne sont pas bien calculées. D’où les grands besoins en capitaux pour les start-up par exemple.

3. Savoir construire un plan de trésorerie

La possession d’une trésorerie saine s’avère depuis longtemps une grande préoccupation pour le manager et l’entrepreneur, par contre une bonne gestion de celle-ci reste peu utilisée par ces derniers. La conception d’un plan de trésorerie est indispensable pour résoudre ce problème, il permet non seulement de visualiser son état financier, mais aussi d’être prêt à résoudre des problèmes futurs.

Un bon gestionnaire doit utiliser cet outil de prévision pour anticiper les manques d’argent en cash et éviter ainsi que les comptes se retrouvent à découvert (débiteur).

Même un entrepreneur qui gère une affaire de taille réduite n’est pas détourné de cette tâche. Il doit prévisionner les entrées et les sorties d’argent. Le bon état de son entreprise en dépend. Le but est de posséder un solde net de trésorerie qui reste positif. Dans le cas inverse, il faut faire appel à des instruments financiers à court terme fournis également par les institutions financières.

Gérer sa trésorerie est une pratique qui peut se compliquer. Surtout à la gestion des encaissements et décaissements de TVA. Plusieurs logiciels permettent de faciliter ce travail. Le déploiement de ce plan vient par ordre chronologique suite à la constitution du budget de trésorerie.

Comment financer l’exploitation ?

Financer votre activité quotidienne exige une gestion précise de vos ressources financières. L’objectif est d’arriver à libérer de liquidité suffisante pour faire face aux échéances engendrées par l’exploitation tout en réduisant les montants « dormant ». Cet état est la solution confortable, car la plupart des entrepreneurs doivent plutôt jongler entre les outils financiers à court terme pour assurer le paiement de leurs factures du quotidien.

à titre d’exemple, les trésoreries des PME sont la plupart de temps négatives plutôt qu’excédentaires. Quelles sont alors les solutions de crédit pour financer l’activité à court terme ? Escompte, affacturage, facilité de caisse, le découvert, crédits de campagne, loi Dailly…Il existe une grande multitude d’outils pour venir doper sa trésorerie dans les situations difficiles.

Le choix des moyens prend en compte plusieurs paramètres comme le taux d’intérêt, la durée, le risque.. Les adeptes des mathématiques financières peuvent facilement comparer le coût réel de chaque instrument de crédit.

Elaboration budgétaire de la trésorerie

La budgétisation est un processus clé dans l’activité de l’entreprise. C’est l’instant où les décisions stratégiques et opérationnelles sont définies.

Qu’est ce que le budget de trésorerie ?

Le processus de budgétisation est codifié et répond à des démarches bien déterminées. La dernière étape va se manifester par l’établissement du budget de trésorerie. Ce dernier permet d’assurer que les décaissements sont bien couverts par les encaissements et que les excédents demeurent raisonnables.

Il convient de parler bien des entrée et de sorties d’argent. Il en résulte que ce prévisionnel met en considération des décalages qui peuvent exister avec les autres budgets, en particulier celui des ventes et des achats à cause des délais réglementaires relatifs aux clients et ceux négociés avec les fournisseurs.

Le cas de la TVA

La budgétisation de la TVA est souvent établie à part du fait des règles exceptionnelles qui régient cette taxe. Les montants de TVA à décaisser sont repris dans le tableau de trésorerie globale.

Utilité
Une fois mise en place l’entreprise peut programmer le recours, le cas échéant, à des financements complémentaires pour faire face à un ou plusieurs manques prévus pendant l’exercice. Il existe encore une alternative qui repose sur la négociation sur les conditions de paiement avec les clients et les fournisseurs. Comme pour les autres budgets chaque année, le contrôle de gestion peut suivre les écarts qui peuvent exister entre le prévisionnel et le réalisé.

4. Qu’est-ce qu’ un plan de trésorerie ?

C’est un tableau qui assure le calcul, la différence entre les encaissements et les décaissements d’une activité pour une période définie (exercice comptable). Un élément primordial du prévisionnel financier en cas de création d’entreprise.

5. Quelle est son utilité ?

Le plan de trésorerie assure le suivi de l’équilibre mensuel de la trésorerie (solde positif ou négatif). C’est un outil de pilotage qui donne la possibilité à l’entrepreneur d’avoir une visibilité continue sur l’état sanitaire de sa gestion et de faire face à des problèmes de trésorerie éventuels.

6. Quelle démarche pour établir un plan de trésorerie ?

Il est le plus souvent préparé au démarrage d’une activité. On peut facilement créer son propre outil à l’aide d’Excel en suivant la procédure suivante :

1) Identification des encaissements et des décaissements
Pour bien démarrer, il est important de bien citer les encaissements et les décaissements potentiels associés à son activité, et d’évaluer leur montant. Pour les entreprises qui existent, il suffit de récupérer ces informations depuis les comptes d’exploitation.

Les encaissements
Ce sont les recettes que l’entrepreneur prévoit la perception, au niveau de son activité. Parmi les encaissements basiques, on peut citer :

-Chiffre d’affaires TTC : prestation de services, ventes…
-Les subventions et aides à recevoir.
-Les apports financiers (Capital, augmentation de capital, comptes courants d’associés..etc.).
-Les emprunts bancaires ou participatifs.
Les décaissements
Il s’agit des dépenses supportées par l’entrepreneur pour faire dérouler son activité. Les principaux décaissements sont :

-Achats TTC : achat de marchandises, matières premières (selon l’activité).
-Autres charges externes : charges de loyer, téléphone, eau, électricité…
-Charges de personnel : salaires et charges sociales.
-Impôts et taxes.
-Charges financières (intérêts d’un emprunt…).
-Les investissements corporels, incorporels et financiers (outils de production, mobilier de bureau…).
-Les remboursements d’emprunts (échéances globales).
« Il est possible de distinguer les encaissements et les décaissements selon le cas, qu’ils soient d’exploitation (lié à l’activité) ou hors exploitation (pas de liens directs avec l’activité) ».

2)Imputation et calcul du solde
Pour les entreprises existantes
Il est important de bien attribuer les recettes au moment de leur encaissement et les dépenses au moment de leur décaissement, par exemple, une opération de vente réalisée en janvier et encaissée en mars, doit appartenir aux encaissements de mars. Un achat effectué en avril et déboursé en mai doit appartenir aux décaissements de mai.

Pour le créateur d’entreprise
Pour avoir un solde de trésorerie proche de la réalité, il est conseillé de bien se renseigner sur les délais de paiement qui se pratiquent sur son secteur. Le plan de trésorerie prend en considération le délai de paiement.

Il vaut mieux ensuite de calculer le solde mensuel, pour ceci il est suffisant de faire la différence entre les encaissements et les décaissements du mois (le solde en début de mois est pris en compte dans le calcul).

7. Quels facteurs à l’origine d’une trésorerie négative

Une trésorerie négative peut s’expliquer par plusieurs éléments (liste non exhaustive) :

-Une baisse du chiffre d’affaires .
-Une baisse de la rentabilité et de marge bénéficiaire.
-Mauvaise gestion du BFR : à cause du décalage entre l’encaissement du paiement client (trop long) et le décaissement du paiement fournisseurs (très court), et encore suite à une rotation de stock inappropriée (stock important qui n’est pas encore vendu).
-Une distribution de dividendes sans prendre en compte le décalage de paiement (fournisseurs – clients).

8. Comment faire face à un solde de trésorerie négatif ?

Pour s’éloigner du solde négatif, on peut agir sur plusieurs éléments (liste non exhaustive) :

-Négocier un financement à court terme avec sa banque (facilité de caisse, découvert…) ou demander de l’aide du financement participatif, le coût de financement doit être pris en compte dans les deux cas.
-Négocier le délai de paiement client et relancer les mauvais payeurs (maîtrise de la créance client).
-Négocier la prolongation du délai de paiement fournisseur .
-Céder ses créances (affacturage ou cession Daily).
-Augmenter ses fonds propres.
Pour conclure, on peut dire qu’il convient d’être vigilant quant à la gestion de sa trésorerie, être accompagné par un professionnel du chiffre peut paraître important dans quelques cas.

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