Management participatif : définition et mise en œuvre

Management participatif : définition et mise en œuvre. Encourager le dialogue, améliorer les relations interpersonnelles, établir un climat de confiance sont autant de procédures de base pour le management participatif.

Quels sont les objectifs, les bienfaits, et les limites du management participatif ? Comment mettre en place un tel processus dans son entreprise ?

La rentabilité d’une entreprise dépendant majoritairement par la qualité de son management, il s’avère intéressant d’associer un aspect humain à ce dernier.

Le management participatif avance dans cette direction en se basant sur l’ intelligence collective, en fournissant une plus grande autonomie et la possibilité de prendre des décisions aux employés.

I. Définition du Management participatif

Venant directement d’Amérique du Nord, le management participatif est à priori une réaction aux méthodes classiques hiérarchiques plutôt autoritaires qui représentent jusqu’à maintenant la norme, mais qui ne sont pas associées complètement au monde dans son état actuel.

Si ce style de management offre une véritable adhésion sur le continent Nord-Américain dont les esprits sont plus ouverts, il gagne petit à petit ses jalons sur le vieux continent.

En effet, les entreprises reposent sur l’intelligence collective, puissant générateur d’innovation et de motivation, pour garder leur compétitivité sur le marché.

Antithèse des approches directives, l’objectif principal des méthodes participatives est de mettre en place une adhésion par l’engagement des employés.

Bien que dures à garder dans un cadre de crise, ces pratiques managériales permettent toutefois de créer une relation durable entre manager et collaborateurs.

Pour autant, manager selon le style participatif ne veut pas dire se débarrasser de toute responsabilité et donner la prise de décision aux autres.

En effet, un style de management nommé participatif peut maintenir une partie directive, dans le contexte où le manager détermine un objectif fixé (ses collaborateurs le reçoivent comme il est, ne le contestent pas, ni le négocient). Les équipes ont par la suite une large marge de manœuvre pour atteindre l’objectif fixé.

II. Les principes de la méthode participative

Ce mode de management s’articule sur 5 axes :

➡Mobiliser : impliquer les employés dans un objectif commun (un projet…).

➡Déléguer/concerter : affecter des responsabilités aux collaborateurs en les aidant à être plus autonomes, favoriser l’intelligence collective, la cohésion et le travail en équipe.

➡Améliorer de façon continue les compétences individuelles et collectives des employés : mettre en place une véritable démarche de développement personnel en donnant à chaque salarié la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences et développer son savoir-faire.

➡Réattribuer la gestion des conflits aux acteurs concernés : régler les tensions sans avoir recours à la direction ou au supérieur hiérarchique ni attendre son jugement.

➡Mettre en œuvre des procédures de régulation : accepter l’erreur et permettre à tout le monde d’introduire des outils individuels et/ou collectifs qui permettent de faciliter l’autocontrôle et ainsi impliquer de plus en plus chaque collaborateur dans la démarche même du management participatif.

III. Les objectifs du management participatif

Le management collaboratif a comme objectif la pleine participation des salariés à la vie de leur entreprise, en développant la coopération, en les faisant contribuer notamment dans les prises de décision, en visant à développer la performance et l’efficacité individuelle et collective ainsi que la productivité de l’ensemble de l’entreprise.

Avantages et limites

Atouts du management participatif

Une démarche managériale participative peut avoir de multiples intérêts. Cela permet, entre autres, de :

(re)donner du sens : en étant conscient des différentes caractéristiques d’un projet, chaque maillon trouve plus de sens dans sa tâche qui fait partie d’une stratégie collective. Chaque employé montre un vrai sentiment d’appartenance à un groupe.

✤responsabiliser : en favorisant le partage d’information et la prise de décision ou d’initiative.

✤développer l’autonomie : par ce style de management (délégatif), chaque collaborateur gagne en liberté d’intervention.

✤améliorer la performance : faciliter la communication interpersonnelle, partager les informations dans tous les sens notamment sur le plan horizontal, faciliter les échanges et les rendre plus fluides entre les différents départements, cohésion sociale, partage d’expérience et de connaissance..etc.

✤améliorer la qualité de vie au travail : en diminuant le taux d’absentéisme et de conflits, ainsi que l’encouragement de l’épanouissement personnel…

Écueils de la participation collective

Malgré tout, ce mode de management envisage remarquablement certains pièges :

-gestion du temps : les nombreux échanges qui résultent du caractère participatif de la procédure peuvent provoquer une réunionite aiguë qui perturbe la concentration des employés dans le travail. Ce qui peut, néanmoins, provoquer un défaut de réactivité au sein de l’entreprise, car le recueil de l’attitude et l’adhésion de tous les salariés peut être très sensible sur certains plans.

-encourager le collectif tout en valorisant l’individuel peut paraître difficile à mettre en place.

-gestion de conflits : particulièrement en périodes délicates (licenciements, délocalisation, réorganisation…).

-confidentialité de l’information : concernant l’innovation surtout, où la discrétion est indispensable.

IV. Implémenter une démarche de management participatif

Mettre en œuvre une démarche de management participatif dans son entreprise peut provoquer un remaniement organisationnel progressif.

Il s’agit de remettre les relations humaines au cœur de l’entreprise. Ainsi, le bien-être et l’épanouissement au travail deviennent des points fondamentaux en management.

Mettre en place une collaboration efficiente de tous le personnel exige beaucoup de dialogue, des expérimentations, des ajustements au fur en parallèle avec la mise en œuvre de la démarche.

Il serait inutile de trouver une solution prête et vouloir, avec tous les moyens, la déployer sans l’adapter à l’entreprise y compris sa culture et ses employés.

V. Qualités d’un manager participatif

Management participatif  : définition et mise en œuvre

L’implication est bien souhaitée, mais n’est pas forcée. Aussi, le leader qui représente un vrai coordinateur participatif veille à ce que tous les collaborateurs arrivent à s’impliquer comme il faut dans la vie de l’entreprise s’ils souhaitent.

Il doit ainsi vérifier que chaque salarié a compris les objectifs du projet qu’il est en train de contribuer à sa réalisation ainsi que la valeur réelle de son poste dans l’entreprise.

On peut faire une rotation, chaque employé peut jouer ce rôle pour un moment. Cela permet de bien comprendre les enjeux stratégiques et assure généralement la harmonisation des relations interpersonnelles.

Pour devenir un leader participatif, un bon manager doit disposer des qualités suivantes :

écoute active : capacité à comprendre et respecter les attentes de ses collaborateurs, anticiper principalement les éventuelles réticences et les conflits en latence.

➠Authenticité et respect : personnalité saine et correcte, respect des collaborateurs et leurs attitudes. Chaque salarié a sa place dans l’entreprise. Personne n’est plus meilleure que les autres.

➠Bonne communication et transparence : une communication managériale basée sur le dialogue et le bon partage des informations dès leur arrivée, une transparence continue, également quant aux objectifs prédéfinis et à la stratégie générale de l’entreprise. Créer un climat de confiance mutuel entre les différents collaborateurs.

➠Pouvoir déléguer : facilité de confier une part de son « autorité » à ses collaborateurs pour leur permettre de prendre des décisions directement sans avoir besoin au recours à une autre personne.

VI. Outils utiles au management collaboratif

Le leader participatif dispose d’une large gamme d’outils et méthodes utiles :

➥le brainstorming après création d’une équipe de collaborateurs ayant des profils différents mais qui sont complémentaires, ces ensembles de réflexion sont des grands générateurs de questionnements dans le contexte de résolution de problèmes, d’innovation..etc.

➥les Réseaux Sociaux d’Entreprise : les plateformes multi-utilisateurs permettent de faciliter la communication entre les collaborateurs.

➥la boite à idées : auparavant elle était une boite en métal, en carton ou autre, elle revêt, cependant, un format numérique qui facilite la collection et le traitement des propositions (point important pour favoriser l’efficacité et la pérennité du processus).

VII. Management participatif : exemple d’entreprise

Beaucoup d’entreprises à l’image de Decathlon ont essayé de modifier leur mode de gestion pour diriger vers un management consultatif et participatif.

Chez Monoprix, cela s’est rendu concrêt, par exemple, par un sondage approfondi au niveau des différents magasins.

Les opérateurs ont pu s’exprimer de manière anonyme sur les actes managériaux correspondants qui mettent en place un plan d’action qui a comme objectif la valorisation des collaborateurs et les aider à se former.

Pratiquement, comment le management participatif s’explique-t-il ? Tout simplement par un dialogue durable, à travers des discussions régulières au cours desquelles les contributeurs discutent un problème à résoudre ou un objectif à fixer.

Chacun d’eux donne son attitude à propos de la solution à proposer, avec un objectif d’atteindre un certain consensus.

Pour cela, le manager se comporte comme animateur plus que supérieur hiérarchique et il est appelé à faire preuve :

➪D’écoute : qui est la base du management participatif, les employés doivent se convaincre que leurs suggestions ne sont pas communiquées à un sourd et qu’elles peuvent fortement êre appréciées.

➪De pouvoir déléguer : c’est à dire comprendre que faire du recul et donner confiance à ses collaborateurs sont obligatoires.

➪D’une bonne communication : afin d’éviter des éventuelles situations conflictuelles et de formuler plus clairement les idées proposées par les différents collaborateurs.

VIII. Comment mettre un place un management participatif dans mon entreprise ?

Voici un exemple concret d’une mise en œuvre d’un management participatif. Un manager décide d’adopter le management participatif en invitant ses collaborateurs à réfléchir autour de trois idées :

➡L’entraide pour atteindre les objectifs prédéfinis.

➡La confiance en soi.

➡L’imagination de nouvelles manières de faire.

Et puis, il a proposé une méthode en mode projet, éliminé toute sorte de hiérarchie et surtout, il a fait évoluer ses collaborateurs en augmentant le nombre de formations continues.

Depuis des années on entend parler toujours de ce style de management et de ses avantages alors pourquoi pas vous ?

Avant de l’installer, il faut bien faire attention à ce que cela peut engendrer, alors en voici une définition courte :

« tout simplement, le management participatif c’est affecter des responsabilités aux employés pour leur donner une autonomie plus performante dans leurs activités. Pratiquement, ça veut dire que vous devez apprendre la délégation de votre pouvoir et ne plus prendre les décisions solidairement ».

IX. Toujours motivé après cette définition ? Alors suivons le parcours de notre manager…

Nous allons l’appeler Adam. Adam est manager dans une entreprise en pleine mutation et en cours de réorganiser son service, il tente ainsi de mettre son idée de management participatif en œuvre.

Il commence par décomposer la hiérarchie, il a travaillé sur la montée en compétences de ses collaborateurs en les formant et termine par mettre le tout en mode projet (Tous les services travaillent sur un seul même projet, à durée bien déterminée et avec un budget bien calculé).

Le résultat ?

Il a remarqué que ses collaborateurs sont devenus plus motivés, plus performants et que la satisfaction client a augmenté remarquablement.

Je peux vous entendre déjà me dire : « C’est très impréssionnant pour être vrai, je n’y crois pas ! » . C’est tout à fait normal et vous n’êtes pas le seul !

Alors comment c’est possible ?

C’est possible car en impliquant les membres de vos équipes dans les prises de décisions, vous allez rendre leur engagement vis-à-vis vos projets et votre entreprise plus puissant, et vous allez également favoriser le bien être au travail.

En effet, vous allez avoir des employés ayant une bonne confiance en eux car ils se sentent écoutés et respectés.

Ils vont certainement vous surprendre par leurs prises d’initiatives et leur implication. Et cerise sur le gâteau, vous allez comprendre rapidement que leur façon de travailler est complémentaire à la votre et non bloquante et opposée !

L’employé heureux est le moteur de l’entreprise, grâce à lui, vous allez améliorer la rentabilité ainsi que la performance et cela vous facilite la vie en gardant les meilleurs talents. Et vous pouvez désormais miser sur eux !