Intelligence émotionnelle : pour une meilleure performance au travail

Pour comprendre correctement son environnement de travail et se comporter de façon adaptée, l’intelligence émotionnelle propose des atouts que l’intellect classique ne peut apporter.

Les managers doivent s’adapter à des situations de plus en plus complexes, sur tous les niveaux : humains, organisationnels, techniques… La simple mise en action de ses connaissances ne peut pas assurer la prise en compte de toutes les dimensions d’un problème quelconque.

Ainsi, l’intelligence émotionnelle permet de mobiliser des énergies internes, non seulement pour adopter un comportement efficace peu importe la situation via un bon contrôle de soi et une empathie améliorée, mais également pour arriver à des techniques de raisonnement qui sortent du schéma cartésien classique et des théories pour proposer des solutions réellement innovantes.

Les capacités humaines sont gigantesques. Les émotions – pourtant vitales à tout rapport humain – ont été écartées dans des longues périodes de temps au profit du rationnel. Désormais, la ressource émotionnelle se cultive et devient puissante, cette puissance évolue selon la fréquence de l’usage du capital émotionnel.

1. Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ?

C’est un concept mis en place aux années 90 par Daniel Goleman, célèbre psychologue américain. Similaire au concept d’intelligence sociale, l’intelligence émotionnelle est la capacité à gérer ses propres émotions et comprendre celles des autres – c’est-à-dire montrer son empathie – afin de communiquer convenablement et instaurer des relations durables avec les autres.

2. Intelligence émotionnelle et management

Les personnes qui ont une grande intelligence cognitive peuvent identifier leurs émotions et leurs modes de fonctionnement et par conséquent ils sont capables de les maîtriser, mais elles sont complètement conscientes de la manière dont celles-ci peuvent affecter les autres. Aussi, il est clair qu’un manager soit d’autant meilleur s’il est au clair avec ce principe.

Mais chez les bons leaders, l’intelligence émotionnelle est l’une de leurs caractères principaux !

En effet, lorsque l’on sait identifier, contrôler et maîtriser ses émotions à bon escient, la communication et les échanges avec les collaborateurs deviennent plus flexibles. Par ailleurs, en ayant entièrement conscience de ce que les autres peuvent ressentir à propos des émotions et des comportements. Un bon manager saura doser et s’adapter à toutes les situations, et rend son style de management performant et bienveillant. Ainsi, son équipe devient plus heureuse pendant le travail !

3. Etes-vous émotionnellement intelligent ?

Les personnes qui ont un potentiel émotionnel puissant possèdent souvent les caractéristiques ci-dessous :

-grande sensibilité,
-pouvoir décrypter les autres de manière instincte,
-empathie naturelle,
-grande connaissance de soi (connaître les forces et les faiblesses aussi),
-curiosité (dans le bon sens) dans son entourage,
-ouverture et adaptabilité au changement,
-pouvoir prendre le recul au bon moment face à plusieurs situations,
-pouvoir dire non sans avoir besoin de se justifier,
-bonne hygiène de vie,
-capacité de gérer le stress (pouvoir déconnecter pour mieux reconnecter),
-..etc.

Le saviez-vous ?
La caféine augmente la sécretion d’adrénaline et sur-excite le cerveau. Ce dernier, aura un manque d’oxygène qui est nécessaire pour avoir une réflexion rationnelle et posée, il laisse ainsi les émotions prendre complètement le contrôle, provoquant une irritabilité et une anxiété aigues.

4. Travailler son intelligence émotionnelle

Comme pour tout autre caractère, les gens ne sont pas tous similaires en intelligence, qu’elle soit logico-mathématique, spirituelle, sociale ou encore émotionnelle ! Toutefois, de la même façon de musculation de mémoire par des exercices, il est possible de développer ses capacités cognitives.

4.1 Les 5 éléments clés de l’intelligence émotionnelle

Le grand psychologue américain D. Goleman a développé le concept d’Intelligence Émotionnelle (abrégé en « IE »). il a définit également 5 bases fondamentales à l’IE :

  • La conscience de son fonctionnement : capable de définir ses propres émotions et ce que chacune peut générer chez les autres.
  • La maîtrise de soi : capable de contrôler et maîtriser ses émotions, éviter d’être submergé, surtout par le stress. Que ce soit dans la prise de décision – les comportements hâtives ne mènent pas trop loin ; gérer ses collaborateurs – les réactions « à chaud » peuvent posséder des conséquences graves ; ..etc. tout cela passe, entre autres, de bien comprendre ses valeurs personnelles, faire face à ses erreurs et assumer sa responsabilité.
  • La motivation : le sens étant un outil important, il est un pilier de l’intelligence émotionnelle qui offre la faculté de définir exactement ce qui sonne en nous et nous donne la puissance d’avancement dans la direction d’atteinte des objectifs qu’on a fixé.
  • L’empathie : pilier de l’intelligence émotionnelle qui offre une bonne compréhension de soi et d’autrui pour une communication efficace, bienveillante et fiable.
  • La sociabilité : obligatoire d’être à l’aise avec les gens et décoder les enjeux communicationnels pour pouvoir comprendre les autres !

4.2 Identifier ses émotions pour mieux les canaliser

Des études montrent que 30% environ des gens sont capables de déterminer exactement les émotions qu’ils supportent.

Or, il est primordial, pour bien comprendre sa façon de fonctionnement, de pouvoir définir les émotions qui nous envahissent, les écouter pour arriver à décortiquer quel besoin permet de les déclencher. Il sera uniquement possible de les véhiculer et non se laisser submerger par leur flot.

Les 6 émotions principales universellement connues ainsi que leurs effets sur nos comportements sont :

-La peur : se manifeste quand on se sent vraiment qu’on est en danger. Elle provoque fuite, attaque ou sidération (par exemple lors d’une prise de parole en public qui peut engendrer l’incapacité de prononcer les mots).

-La colère : apparaît quand on se sent menacé ou obligé de faire quelque chose et entraîne une forte accumulation d’énergie qui peut exploser en agressivité ou brutalité.

-La tristesse : se manifeste après une déception, un événement douloureux, en cas de rencontre d’une difficulté et que l’on veut poser des nouveaux repères. Elle provoque un ralentissement global, une lassitude voire une grande fatigue.

-Le dégoût : agit quand on est face à un acte en contradiction complète avec nos valeurs. Il se manifeste généralement par un sentiment de nausée.

-La surprise : elle annonce le changement, elle provoque une grande sensibilité dans tous les sens ainsi qu’une activation neuronale afin de préparer et recevoir ce changement.


-La joie : s’explique par une apparition de l’énergie et du bien-être. C’est une source puissante de positivité qui génère une superbe spirale ascendante. Sentir ses émotions permet également de mieux se comprendre. Un vrai sésame pour une relation réussie et pérenne avec l’autre !

En management, l’intelligence émotionnelle crée une relation correcte et authentique avec ses collaborateurs, un vrai succès pour l’intégralité de l’équipe.

Laisser un commentaire