La gouvernance d’entreprise, quelle définition ?

La gouvernance d’entreprise, quelle définition ? Le concept de « gouvernance d’entreprise » est généralement lié aux grandes structures. Réellement, peu importe sa taille, chaque entité est prise en compte.

On se focalise sur la définition des éléments intéressants pour établir une gouvernance excellente.

I. Définition : qu’est-ce que la gouvernance d’entreprise ?

Créé en se basant sur des missions et des valeurs, la « corporate governance » est un système mis en œuvre pour guider et contrôler l’entreprise pendant une longue durée.

La gouvernance tend à protéger les droits et les intérêts des actionnaires, mais éventuellement ceux des autres parties prenantes (collaborateurs, clients, banques…).

Elle donne, par contre, un cadre pour contrôler les actions stratégiques exécutées, la définition et le bon usage des moyens pour un degré de performance souhaité. Elle détermine qui surveille quoi et comment cette surveillance s’exerce.

Pour ceci, elle propose des règles, des pratiques et des codes de conduite selon les cas.

à noter : la SAS (Société par Actions Simplifiée) est une forme d’entreprise plébiscitée pour sa flexibilité, favorisant la mise en œuvre d’une gouvernance adaptée :

établissement d’une holding, nomination d’une personne morale à la présidence..etc.

Structure de la gouvernance – quelques définitions

La gouvernance d'entreprise, quelle définition ?
Structure de la gouvernance

COMOP, COMEX… on vous explique la signification de ces acronymes. Réellement il n’y a pas de définition figée, mais des tâches générales liées à chaque sigle.

*CODIR – Comité de Direction : il fait les choix stratégiques, des arbitrages.


*COMEX – Comité exécutif : il clarifie la prise de décision stratégique en bénéficiant d’un point de vue plus étendu. Vous avez certainement entendu parler du Shadow Comex (Comex fantôme en français). C’est une structure qui permet d’intégrer des jeunes cadres prometteurs. Le but est de capitaliser sur ces talents et les fidéliser.


*COMOP – Comité Opérationnel : il met en place les objectifs déterminés par le Comité de Direction. Il gère et fait la coordination entre les grands projets.

à noter : le conseil d’administration et celui de surveillance sont des organes organisés par la loi.

II. Comment mettre en place une gouvernance performante ?

L’objectif est la création de valeur. Pour ceci, la gouvernance doit s’organiser de façon cohérente vis à vis la taille et les spécificités de la structure. Voilà les aspects d’une gouvernance efficace, source de création de valeur :

-Elle doit déterminer une stratégie en relation avec les fonctions et valeurs de l’entreprise, d’un côté et la vision, d’autre côté. Cette stratégie prend en compte les aspects de son environnement, sa structure interne et la satisfaction de ses parties prenantes – y compris son actionnariat. L’objectif est la création de valeur avec son modèle d’affaires.

-Elle met en œuvre une organisation simple et performante pour surveiller l’alignement des fonctions et objectifs opérationnels avec les objectifs stratégiques. Elle vérifie la déclinaison des décisions stratégiques sur les activités commerciales de l’entreprise. Elle surveille leur bonne réalisation.

-Elle exerce une surveillance continue de son environnement pour définir les risques et les opportunités à considérer.

-Elle détermine le contexte et les règles de déroulement des activités de l’organisation. également la répartition du pouvoir de décision au niveau de l’organigramme et sa mise en œuvre pour un déroulement efficace.

-Elle veille sur la bonne diffusion de l’information et de sa transparence.

-Elle s’assure du respect des règles.

Les bénéfices d’une gouvernance efficace

Sans discussion, la mise en œuvre d’une bonne gouvernance se voit dans l’efficacité de la structure. également à travers :

-une bonne harmonie entre les différentes parties prenantes pour établir une coopération créatrice,

-un bon crédit de l’entreprise devant les investisseurs pour lever des fonds,

-une croissance plus accélérée,

-une bonne réactivité envers les mutations des marchés,

-finalement : plus de création de valeur.

III. La responsabilité sociale des entreprises (RSE), enjeux et mise en place

La RSE est un choix de gouvernance auprès des entreprises qui choisissent – ou non – de s’intégrer dans le modèle du développement durable… D’ailleurs, en faisant la comparaison de la RSE et stratégie, plusieurs points communs semblent les regrouper et les faire converger.

Tous intéressés par des problèmes environnementaux et sociétaux croissants, les dirigeants prennent leur responsabilité avec plus de sériosité. Et ils en bénéficient !

1. Présentation du concept

La RSE demeure un acronyme intéressant : elle est désormais bien concernée par les responsables au niveau de leurs stratégies.

Tout comme le particulier souhaite diminuer et améliorer sa consommation pour protéger la terre, il s’agit de participer aux enjeux du développement durable de la part de l’entreprise. Pour ceci, elle doit composer avec des enjeux de budgets…

Deux enjeux majeurs

-Préserver l’environnement : le domaine professionnel, tous secteurs d’activité y compris, est énergivore. L’usage de ressources non renouvelables et les émissions de gaz à effet de serre provoquent des résultats alarmants pour la terre. En s’intégrant dans une procédure RSE, l’entreprise réduit son impact sur l’environnement.

-Promouvoir le bien-être : l’humain est bien entendu au centre des grandes règles de la RSE. Le respect des droits de l’homme et la mise en place d’un environnement de travail favorable sont à intégrer dans le programme.

Trois bonnes raisons d’adhérer

Demeurer une entreprise socialement responsable fournit de nombreuses opportunités.

  1. Vous vous conformez à la réglementation :

Qu’exige la loi ? C’est la loi Pacte qui a introduit le concept de RSE. Les mesures sont peu exigeantes pour l’instant, mais l’approche de la loi impose de «prendre en compte» les enjeux de la responsabilité sociale dans le management de l’entreprise.

Aujourd’hui, seules les plus grandes entreprises subissent des exigences strictes (bilan carbone obligatoire par exemple). Mais les changements au niveau des règlementations pourraient bientôt toucher les TPE…

En vous habituant déjà avec les bases de la RSE, vous pouvez prévoir l’avenir.

  1. Vous améliorez votre marque employeur auprès du public :

Votre RSE améliore votre image de marque de façon incontournable. Pourquoi McDonald’s par exemple a-t-il changé le fond de son logo rouge par le vert ?

Pourquoi l’emballage des produits cosmétiques présentent les ingrédients écologiques de leurs produits ? Pourquoi les marques de vêtements montrent trop leurs procédés de fabrication locale ?

Le moment est au « green marketing » (dans la limite du greenwashing). Les consommateurs y sont très sensibles ! En illustrant : dans le cas où l’application Yuka propose de citer les produits alimentaires avec leurs ingrédients, le succès sera remarquable.

En supermarché, les consommateurs comparent les produits avec leurs smartphones et priorisent les aliments produits dans une vision de conscience environnementale et sanitaire.

Quand vos clients demandent plus de consommation, vos pratiques RSE sont déterminantes pour votre Chiffre d’Affaires.

  1. Vous stimulez vos employés, vous favorisez votre croissance :

Les collaborateurs notamment les jeunes actifs des générations Y et Z sont visiblement sensibles aux pratiques RSE de l’entreprise qui les embauche.

Alors que le degré de salaire et les perspectives de carrière professionnelle étaient motivants pour les salariés quelques années auparavant, le bien-être professionnel est maintenant le premier paramètre de motivation.

En favorisant les conditions de travail et en mettant en œuvre des projets RSE excitants, vous poussez vos collaborateurs à s’attacher à leur entreprise. Primordial pour réduire le turn-over et argument de qualité pour ramener les meilleurs talents !

2. Pratiques pour améliorer son impact social et environnemental

Le volet environnemental

Votre objectif : créer un environnement de travail écoresponsable. Pour ceci, trois types de mesures sont à mettre en évidence :

-La gestion consciente des déchets : Réduisez vos déchets papier en migrant vers le digital, envisagez des solutions de tri et de recyclage en interne, priorisez les matériaux durables, exploitez les filières de l’écoconception..etc.

-L’usage pondéré des énergies : Réduisez l’usage des énergies et pensez aux énergies renouvelables. par exemple : priorisez l’éclairage naturel des locaux, passez vos départements à l’énergie solaire, insistez sur les transports verts en mettant en place un parking vélos sécurisé..etc.

-Les actions de compensation carbone : Compensez les émissions de carbone en disposant des projets de lutte contre le réchauffement climatique ! Projets de reforestation, développement des énergies biomasse…des partenaires peuvent mettre en place ces pratiques à votre place.

à noter : Il y a des outils innovants qui peuvent vous aider à mesurer et diriger vos consommations et votre impact environnemental pour mieux les contrôler. Des experts sont spécialisés cependant dans l’accompagnement aux pratiques RSE, pour vous aider à se lancer facilement…

Le volet social

Votre responsabilité d’entreprise dépend de vos pratiques sociales. Il s’agit non uniquement de vous investir dans des projets caritatifs, mais aussi de prendre soin de vos salariés.

-Déterminez des programmes humanitaires valorisants et engagez la participation de vos collaborateurs.

-Communiquez en interne pour toujours assurer le bien-être des employés.

IV. Rôle et enjeux du COMEX

Qu’est-ce que le COMEX ? à quoi sert ? Quelle différence avec le CODIR ? Comment fonctionne-t-il ?

1. Définition : le COMEX, un « assistant de direction »

Le COMEX, ou comité exécutif, aide le directeur général. Comprenant un nombre limité de membres, il fait des réunions régulières pour piloter les orientations stratégiques de l’entreprise.

à noter :

-On parle de façon indifférente de COMEX et on désigne l’instance ou la réunion.

-Issu de la pratique des affaires, le comité exécutif juridiquement n’existe pas.

2. COMEX et CODIR, quelle différence ?

L’entreprise gère de façon libre ses membres de surveillance, de contrôle et de direction informels et l’application a fait apparaitre plusieurs comités :

Le CODIR et le COMEX, les plus fameux, ainsi que le « COPIL » pour «comité de pilotage» ou bien aussi le « COMOP » pour « comité opérationnel ».

Comment s’y retrouver ? Un point commun : une sélection des postes principaux de l’entreprise se rencontrent de façon régulière pour des débats stratégie. Pratiquement, la différence entre ces comités diverses est leurs rôles, librement définies par l’entreprise.

Généralement, les petites entreprises mettent en œuvre un comité unique qu’elles appelent COMEX ou CODIR. Si les deux sont là :

-Le COMEX fait réunir un ensemble très limité de membres en comparaison avec le comité de direction. Seuls les plus proches du DG contribuent aux comités d’exécution.

-Au niveau des grands groupes, de nombreux CODIR peuvent coexister mais un seul COMEX est établi.

3. Les opportunités du « Shadow COMEX »

Le Shadow COMEX (COMEX fantôme) agit parallèlement.

-Sa composition est profondément différente. Plutôt que de regrouper les dirigeants seniors les plus qualifiés, ce sont les plus jeunes managers qui se réunissent.

-Le rôle du Shadow COMEX est principalement consultatif, par ailleurs le comité exécutif non uniquement met en place la stratégie mais aussi décide des mesures à réaliser.

Si le COMEX jeune génération ne peut pas prendre les décisions, l’intérêt de sa constitution est sûr. Premièrement car la différence de générations permet de créer une concurrence entre plusieurs points de vue.

Et puis car les plus jeunes sont dans certains cas forces de propositions innovantes de par leur regard neuf et leur présence au cœur des présents problèmes (la numérisation, également).

Finalement, la mise en œuvre du Shadow Comex donne la chance à des jeunes talents prometteurs : leur engagement est accru, leur motivation est assurée par la suite.

4. COMEX, mode d’emploi

Le comité exécutif peut se mettre en réunion fréquemment (jusqu’à une fois par semaine voire plus le cas échéant). Pour chaque réunion, essayez de suivre les bonnes démarches pour vous garantir l’efficacité de votre COMEX.

  1. Définissez l’ordre du jour

En amont de la réunion, tous les contributeurs doivent être au fait de l’ordre du jour. Cela vous permet d’atteindre votre objectif, et de gagner du temps. Vous pouvez fixer des objectifs bien déterminés pour avoir des résultats exploitables de façon opérationnelle.

Exemple : mettre en place le planning de présentiel pendant la période de confinement; en sortie de la réunion, le planning est doit être effectué, attendant sa diffusion et son application tout de suite.

  1. Récoltez les reportings et documents utiles

Tout de même en amont du COMEX, récueillez toutes les informations nécessaires à la prise de décision.

Vous parlez budget ? Obtenez au préalable les KPI financiers.

Vous numérisez votre relation client ? Disposez le jour du comité des documents de préparation utiles (comparatif des CRM par exemple).

À noter : tous les rapports du Shadow COMEX, en cas de besoin, sont utiles à ce stade.

  1. Laissez la parole à tout le monde

L’intérêt du COMEX est de prendre les attitudes des managers représentant les différentes activités de l’entreprise. Chaque individu doit avoir la capacité de s’exprimer de façon individuelle au début de réunion, avant le temps de discussion. In fine , veillez à ce que le COMEX mène à une/des prise de décision.

  1. Diffusez stratégiquement l’information

Diffusez vos décisions par écrit noir sur blanc, de préférence dans un outil collectif pour assurer un accès sécurisé et ciblé. Chaque membre du COMEX partage l’information avec ses équipes et met en place les axes stratégiques au niveau de son échelle.

V. Rôles et enjeux du CODIR

Le terme « CODIR » est également très employé dans les entreprises. Mais de quoi est-il vraiment question ? Quels sont les membres qui le composent ? Quels en sont les intérêts ? Quelles sont les bonnes pratiques à appliquer pour rendre un CODIR performant ?

1. Définition du CODIR

Le CODIR, pour comité de direction, veut dire tant l’organe que la réunion. Peu importe la taille de l’entreprise, établir un CODIR permet de faire émerger une équipe de direction (aussi informelle qu’utile).

L’objectif est bien évidemment l’élaboration à plusieurs le(s) projet(s) stratégique(s) de l’entreprise.

2. Quels membres pour votre CODIR ?

Par principe, le CODIR a pour objectif de réunir les dirigeants. Et selon l’envergure de l’entreprise concernée, contribuent au comité de direction les membres qui suivent :

– Dans un ensemble d’entreprises, le CODIR fait réunir les directeurs généraux de chaque filiale (ou zone géographique).

-Dans l’entreprise, ce sont les responsables des départements qui constituent le comité de direction (directeur commercial, chef de projet marketing, DAF, DRH…).

-Dans une TPE en cours de développement, les associés peuvent faire participer au CODIR le personnel stratégique qu’ils recrutent, quel que soit son statut.

De préférence, chaque fonction métier est représentée par un membre. En regroupant les domaines d’expertise, le CODIR est capable d’établir une stratégie efficace, au sein d’un pilotage global de l’activité.

Illustrations :

*Le CODIR se met en réunion dans le contexte de la transformation digitale. L’optique du directeur informatique est alimentée par la contribution du responsable marketing – dont les enjeux de numérisation de la relation client sont intéressants. Tous réunis, les membres prennent appui sur les avertissements du responsable juridique vis à vis le respect du RGPD.

*Le comité de direction prépare les mesures à prendre pour combattre la crise sanitaire. L’apport du responsable juridique est important pour comprendre les mesures en matière réglementation particulières. Le DRH quant à lui joue un rôle primordial dans la gestion des ressources humaines (télétravail…). Le DG possède ses leviers de développement pour faire face aux différentes difficultés qui rencontrent l’entreprise.

Remarque : C’est le partage des savoirs techniques des chefs d’équipe qui permet de créer un CODIR performant, par une vision 360°.

3. Quand et pourquoi organiser un comité de direction ?

Le CODIR fait partie d’une démarche horizontaliste de la direction de l’entreprise. Il s’agit un petit peu de brainstormer au plus haut niveau hiérarchique. Inversement aux idées collectées, le comité de direction n’est pas limité aux multinationales. Les responsables de TPE et PME peuvent aussi bénéficier d’en établir un.

-Votre entreprise se développe ? Vous manquez de temps et de recul, vous avez besoin d’un coup de main de la part de vos employés pour prendre les décisions efficaces. Mettre en place un CODIR vous permet non uniquement de vous débarasser de la pression du temps, mais aussi d’élargir vos horizons.

-Vous recrutez ? Pour appuyer votre management, vous réunissez un CODIR. Chaque responsable peut alors insuffler les leviers stratégiques à ses collaborateurs :

Vous déléguez comme il faut et vous gagnez en terme de légitimité via une direction collégiale.

Selon l’intensité de votre activité et de votre personnel, essayez de vous réunir une fois par mois ou par trimestre au moins. Pour être efficient, le CODIR se constitue de trois à huit membres.

4. Créer de la valeur ajoutée grâce au CODIR : les bonnes pratiques

Un CODIR bien créé et réuni accélère l’évolution ! Voilà les bonnes mesures à prendre :

-Préparez un ordre du jour : Pour éviter les réunions à rallonge, fixez chaque CODIR à une question principale. Les questions secondaires peuvent être abordées, de manière plus sommaire, ou affectées à un comité de direction différent. Vous pourrez concevoir un planning de sujets, que vous adaptez en cas de besoin en fonction des actualités de l’entreprise.

-Appuyez-vous sur des données : KPI, bilan comptable…Vos décisions doivent être prises en partant des éléments pertinents. Si la réunion est informelle, elle doit désormais mener à des résultats efficaces !

-Faites court : C’est le fait d’être ultra-efficace. Pour garder un certain niveau d’attention et une focalisation maximale, emboîtez le comité de direction dans un temps imparti.

-Faites attention aux temps de parole : Pour profiter du CODIR, chacun doit pouvoir s’exprimer ! Prévoyez deux temps puissants au niveau de chaque réunion : une première partie pendant laquelle chaque intervenant présente ses arguments par ordre, une seconde partie de libres échanges.

À noter : le CODIR, à part son rôle dans l’entreprise, est membre de l’équipe dirigeante. Il peut alors s’exprimer sur n’importe quel sujet (le directeur marketing peut exprimer son opinion concernant la politique budgétaire, par exemple). Pendant la réunion, le DG, se met souvent un peu en retrait : la place est aux dirigeants opérationnels.

-Consignez les résultats du CODIR : Consignez par écrit vos décisions, pour les transmettre aux services adéquats.

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