Comment créer une entreprise ?

Comment créer une entreprise ? Derrière toute création existe une idée. Toutefois, pour que la réussite et le succès soient présents, il est important de bien préparer son projet en faisant attention à en entamer toutes les étapes en amont. Mais partir de quel point ?

S’il est intéressant de connaître les différentes classes d’entreprise qui existent et de déterminer la forme juridique la plus pertinente pour votre activité, il est tout aussi important :

-d’anticiper les coûts associés, de se renseigner des formalités en vigueur et de rencontrer de prochains partenaires.
-faire l’étude de votre marché, réserver un budget prévisionnel et concevoir un plan de financement…
L’ensemble de votre étude s’ouvre sur un business plan cohérent, synchronisé avec votre projet (consultez des exemples de business plans et différentes ressources pour vous aider).

Trouver des appuis externes

Et pourquoi ne pas demander de l’aide des personnes qui peuvent vous accompagner, vous épauler et distiller des conseils pertinents à travers cette étape principale de votre projet ? Des aides de qualité à solliciter sans réserves.

A noter que si votre conjoint vous aide en permanence dans votre travail, il est indispensable qu’il adopte un statut .

Immatriculation, statut juridique du créateur, fiscalité, erreurs rencontrées de façon fréquente… sont autant de points mis en évidence ici pour vous aider à y voir plus clair.

Trouver une idée

L’aventure commence par une idée…

Vous avez l’esprit entrepreunarial, vous voulez faire votre propre affaire mais ne savez pas dans quelle de temps vous lancer ? Ce thème vous aidera à trouver une idée qui correspond à vos inspirations et à vos compétences (présentes et futures).

Pour ce faire, des experts partagent des outils et méthodes pour déceler et dévoiler une opportunité. D’autres proposent un ensemble d’idées prêtes à employer.

Il n’en existe pas moins que votre idée de départ risque beaucoup de ne pas être celle qui vous apportera du succès.

Combien de startups ont suivi une route qui différe de celle attendue pour arriver à un produit ou service différent. Et dans certains cas, qui n’a rien à voir avec l’activité originale.

Comment analyser la viabilité d’un projet d’entreprise ?

Vous pensez posséder une idée ou une innovation qui va faire date, mais vous voulez vous en assurer… Comment faire pour faire l’évaluation de votre produit/service ? Découvrez les 4 domaines à explorer pour mener à bien votre analyse.

Avant de lancer votre projet de création, il n’est pas facile de vous assurer de la faisabilité et de la viabilité de votre prochaine activité. C’est une question que se pose tout entrepreneur ou créateur de projet.

Plusieurs domaines sont à reviser : les aspects techniques, économiques, marketing et commerciaux. Pour chacun de ces domaines, posez-vous les questions convenables pour confirmer élément par élément le bien-créé de votre offre, de votre cible, de votre entreprise, des moyens à disposition… Votre Business plan sera certainement le plus meilleur !

La viabilité technique de votre projet de création

Quelle est la faisabilité technique de votre projet ?
Pour un produit innovant, le problème de la faisabilité technique doit être au centre de votre étude.

Des aspects technologiques mal maîtrisés peuvent générer au mieux un coût de revient élevé, au pire, la mort technique de votre innovation.

Il n’est ainsi pas probable de faire fi d’une qualification technologique qui mérite ce nom.

Quelles conditions de mise en œuvre industrielle avez vous ? Quels moyens de production vous utilisez ? Avez-vous la capacité de regrouper les compétences techniques pour le produire ?
Aussi bonne votre idée soit-elle, vérifiez que le passage du prototype à la série se fera sans aucun problème. Les moyens de production doivent être bien sélectionnés pour en calculer le coût.

Pensez également aux processus de fabrication future : insérer des ressources en interne ou sous-traiter la fabrication à une entreprise tierce. En bref : déterminez une réelle stratégie industrielle !

L’innovation est-elle soumise à des normes ? Est-elle concernée par des règlementations spécifiques ?
Tout projet doit commencer par une étude de la législation. Vous devez déterminer et prendre en considération les règles et les normalisations en vigueur.

Ignorer cette étape va impacter directement la création d’un produit qu’il sera peut-être impossible de le vendre.

Existe-t-il des brevets qui pourraient vous être opposés ?
Il faut bien prendre en compte ce risque juridique qui pourrait détruire votre projet. Imaginez la situation : vous avez créé vos pré-séries et commencez à les vendre. Brutalement, un concurrent vous attaque pour des raisons de contrefaçon…

La viabilité économique et financière

Votre projet sera-t-il rentable ?
La marge revélée par l’exploitation assure-t-elle l’atteinte de vos objectifs financiers ? Avec quels coûts ? Comment les charges fixes et variables sont elles réparties ?

Cet élément est intéressant, car il explique le pouvoir de l’entreprise à mettre en évidence certaines aléas : retardation de montée en puissance de l’activité, stagnation des résultats..etc.

Faire une analyse financière est indispensable pour bien saisir les différents ressorts de la rentabilité et de la viabilité.

Quel niveau de financement votre projet requiert-il ?
Il vous faut par la suite vous occuper des natures financières et prévisionnelles : compte de résultat/bilan et plan de financement prévisionnel .

Dans ce qui précède, vous avez tracé les limites de votre projet. Vous êtes dès maintenant capable prévoir le budget nécessaire pour concrétiser votre idée. Vous avez valorisé les besoins nécessaires pour vous financer.

Faites attention à ne pas sous estimer le financement de l’exploitation via le besoin en fonds de roulement . C’est une erreur fréquente, notamment pour les entreprises à croissance rapide comme les startups. Le développement rapide de leurs activités crée de grands besoins de financement qui ne peuvent être remplis par les excédents générés par l’exploitation.

Avez-vous les ressources que nécessite le financement de votre projet ? Où pouvez vous trouver des financements complémentaires en cas de besoin ?
Une fois les investissements prévus, la question qui se pose est de savoir si vous avez les moyens pour financer les coûts d’investissements (et d’exploitation aussi).

Si vous êtes bloqués, vous êtes appelés ainsi à étudier la possibilité d’utiliser des ressources externes : Business Angel, capital-risque, subventions..etc. Donc la question qui se pose est l’attraction de votre projet face aux investisseurs.

La viabilité marketing ou l’existence d’un marché rentable

L’étude de marché prend son sens tout entier pour valider les points marketing. Quels sont les utilisations de votre offre innovante (ou pas) ? C’est la question basique à poser : quelle est l’utilité de votre produit ?

La réponse ne peut pas être résumée simplement à en déclarer l’usage principal, mais l’ensemble des dimensions qui ajoutent de la valeur au produit (ou service).

Par exemple, pour une friteuse, l’usage principal est de faire des frites… Il est plus raisonnable de réfléchir en termes de système d’usages :

Votre produit est orienté aux consommateurs de frites normalement, qui ont un peu de temps pour les préparer eux mêmes, et ont très peu d’espace pour ranger leur électroménager (donc ici votre innovation sera de fabriquer une friteuse pliable)..etc.

Quel est votre marché ? Comment l’évaluer ? Qui sont vos prospects potentiels ?
Créer un « bon produit pratique et révolutionnaire », c’est parfait.

Toutefois, c’est insuffisant…Aussi doit-on trouver des consommateurs ? Or, plus votre produit est innovant, plus il devient difficile d’étudier le marché potentiel et le public à cibler.

Pour plus de précision, ce n’est pas uniquement l’aspect innovant qui va rendre cette étude difficile, mais surtout le fait que votre produit est destiné à de nouvelles utilisations, qu’il cible des prospects qui n’existent pas encore.

Malgré tout ça, vous devez avoir une idée claire de la structure de votre marché et de son potentiel.

Quelle est la concurrence ? Quels acteurs ? Quels produits et services ? Quels points forts et faibles ?
Si un créateur de projet prévoit qu’il n’a pas de concurrents, c’est incertain ! La concurrence n’est pas obligatoirement directe. Les fabricants de montres par exemple ont quelque chose à dire dans ce contexte comme témoignage…

Ils font devant d’autres catégories d’outils qui donnent l’heure. Le plus fameux est le smartphone. Une concurrence qui paraît éloignée et qui, par contre, vient réduire les ventes de montres…

Dans ce cadre, un instrument très pratique à utiliser pour votre étude de concurrence est le modèle de Porter : les 5 forces concurrentielles. Il permet, en fait, une analyse précise de toutes les catégories de concurrence.

A quel prix pouvez-vous commercialiser votre innovation ? Faites-vous assez de marge à ce prix là ?
Ce qui va générer l’achat sera l’attitude que vos prochains clients auront vis à vis le rapport valeur apportée/prix. C’est une formulation qui se voit simple, mais qui comprend des éléments complexes.

La valeur saisie comprend plusieurs éléments : les besoins de consommateurs, la concurrence et son offre, la motivation des prospects, leurs comportements d’achat…

On remarque alors la nécessité de fixer les tarifs pour rendre ce rapport favorable. Une fois le prix optimal défini, sa confrontation avec le coût de revient va donner la marge finale. Est-ce suffisant pour assurer la viabilité économique d’un projet ?

La viabilité commerciale

Questionnez-vous sur votre capacité à commercialiser votre offre : Quelles compétences devez vous avoir pour commercialiser votre innovation ? Quel profil de commerciaux faut-il embaucher ? Des profils techniques spécialisés ou des profils expérimentés ?

Des vendeurs spécialisés sur un secteur bien déterminé ? Si vous commercialisez vous-mêmes votre offre, connaissez-vous les techniques de vente ?

Est ce que votre cible est identifiable et accessible ?
Savez-vous la manière d’accès à vos prospects ? Il peut être parfois difficile d’accéder à une cible bien définie.

C’est également le cas lorsque le ciblage se base sur des comportements. Dans ce cas, aucun critère descriptif (âge, csp…) n’est important.

A noter, en tout cas, que les activités qui se basent sur le net (e-commerce par exemple) donnent des opportunités de ciblage très développées dependant de la navigation sur le site internet, des habitudes d’achat..etc.

Quels réseaux de vente allez-vous utiliser ?
L’étude porte sur les circuits de distribution riches pour commercialiser votre produit : vente directe, par des distributeurs, vente en ligne..etc.

En fonction du profil des commerciaux traité dans le point qui précède, vous devez définir comment faire pour « pousser » le produit chez le consommateur.
Vous vous demandez peut-être pourquoi se poser cette question à cette phase du processus ? La réponse est simple :

si votre innovation requiert l’utilisation obligatoire des réseaux commerciaux qui vous ne sont pas accessibles, ça va impacter la viabilité du projet.

Cette inaccessibilité pouvant s’expliquer par des contrats d’exclusivité, des réseaux qui appartiennent à des concurrents installés. Mais notamment par une implantation commerciale qui requiert un billet d’entrée incohérent avec votre budget prévisionnel…

Finalement, pour valoriser la viabilité de votre projet, il vous est obligatoire d’étudier les aspects techniques, commerciaux et financiers.

Important :

Une étude non linéaire, mais qui procède par bouclages successifs. Par exemple, un blocage au niveau de la capacité financière peut causer une nouvelle définition de l’actionnariat.

Quel nom choisir pour votre entreprise ?

Votre approche est prête, le prévisionnel est aiguisé…Mais il reste encore un élément, repoussé de jour en jour : le nom de votre entreprise ! C’est un vrai casse-tête pour trouver un nom qui peut respecter plusieurs conditions. On commence par sa disponibilité !

Les enjeux du nom de votre entreprise
En start-up, micro-entrepreneur ou SARL de famille, vous avez plusieurs tâches à réaliser au moment de démarrage d’une activité : création du business plan, formalités d’immatriculation au Registre de Commerce et des Sociétés…

Trouver un nom d’entreprise est plus ou moins le point le plus sensible dans votre to-do-list. Mais les difficultés apparaissent à l’instant de vous y atteler ! Le champ des probables est ainsi infini, et pourtant vous êtes entourés par plein de contraintes légales et opérationnelles.

Le choix du nom de votre entreprise aura sans doute des conséquences sur votre notoriété :

-Sélectionnez un nom facile à retenir : le consommateur doit être capable de mémoriser facilement votre nom commercial. Il le diffusera à ses proches ce qui alimente votre croissance, il va peut être l’utiliser lors de sa navigation sur Internet pour acheter vos produits/services.


-Choisissez un nom qui sonne : la sonorité des mots est indispensable, dans la condition où votre nom d’entreprise est susceptible d’être prononcé oralement ! En fonction des sons, vous ne diffusez pas la même image. Moderne et dynamique, féminine ou masculine, innovante et technologique : votre dénomination permet de montrer vos valeurs de marque.


-Choisissez un nom évocateur : au moment de votre lancement, personne ne vous connaît. Essayez d’utiliser un nom plutôt descriptif en relation avec votre domaine d’activité. Cela facilite l’identification de votre entreprise, pour booster votre notoriété.


-Le nom doit vous faire distinguer de votre concurrence : méfiez vous de la confusion chez les prospects, d’une part pour éviter d’être accusé de concurrence illégitime, d’autre part pour vous lancer une identité propre.

L’utilisation de votre nom patronymique peut être bonne, surtout si cela permet de personnaliser votre image et créer un lien impressionnant. Votre nom d’entreprise représente votre dénomination sociale :

il va apparaître sur tous vos documents commerciaux. Mais il s’agit de choisir un nom de marque, qui s’affichera sur votre enseigne et étiquettera vos produits. Prévisionnez ainsi la conception et la déclinaison des logos visuels à partir de ce nom.

4 erreurs à ne pas commettre :
-La traduction dans d’autres langues ! Essayez de choisir un nom facile à prononcer par toutes les langues, pensez à l’expansion vers l’international…


-Ne suivez pas la tendance du moment, le nom de votre entreprise vous suivra longtemps et il serait indésirable qu’il se démode.
-Evitez les indications géographiques : Si ce n’est pour le moment, vous aurez peut-être des tendences d’extension hors votre localité actuelle.
-Prenez soin des droits de propriété intellectuelle. Sinon, vous risquez d’être poursuivi.


Les étapes pour trouver le parfait nom d’entreprise :

  1. Brainstormez
    Qui est votre consommateur type ? Quels messages voulez-vous diffuser ? Ces questions représentent un point de départ excellent pour choisir le nom de votre entreprise. Sur cette base en effet : -Vous saisissez le persona de façon précise : vous imaginez des noms qui attirent l’attention du prospect.
    -Vous faites l’optimisation de votre taux de conversion : vous vérifiez qu’il découvre une offre de produits (ou services) la même que celle qui a été véhiculée.
  2. Short-listez
    Le choix de l’appellation doit faire contribuer plusieurs personnes. Faites contribuer non uniquement vos associés, mais aussi tout votre entourage. Ainsi, vous allez créer une liste plus courte.
  3. Choisissez un nom d’entreprise disponible
    Vous ne devez pas choisir un nom de marque qui a été déposée déjà à l’INPI. Vous devez donc vérifier la disponibilité des appellations qui sont listées dans votre short-list en amont, sur la base marques.

Attention : Le nom que vous pouvez choisir ne peut être ni identique ni similaire à une marque déposée ou à tout autre nom protégé par un droit de propriété intellectuelle. Consulter un spécialiste pour ce fait sera plus meilleur afin de vérifier que vous ne portez pas atteinte à des droits de Propriété Intellectuelle, pour éviter toute surprise…

  1. Sécurisez votre actif
    Une fois votre choix établi, cachez-le !

Déposez le nom en tant que marque chez l’INPI. Attention : les noms génériques (par exemple pour vendre les tables en bois vous choisissez le nom : tables en bois) ne sont pas protégeables. Autre remarque : trouvez un nom original (nouveau et distinctif de façon suffisante).
Créez votre nom de domaine même si votre site web n’est pas encore accessible.


Le générateur de nom d’entreprise, un outil innovant
Vous n’êtes pas doués dans l’art d’invention des appellations ? Vous avez besoin d’inspiration ? Des générateurs automatiques de noms d’entreprise existent en ligne (parfois gratuits) peuvent être utiles pour vous ! Insérez un mot-clé pour produire des idées originales et disponibles. Certains outils de ce type vérifient automatiquement leur disponibilité « worldwide » (universelle).

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